Comment la correction est-elle appliquée ?
Lors d'une mesure de vitesse, la loi tient compte d'une marge technique. Pour des mesures jusqu'à 100 km/h, on retire 6 km/h de la vitesse mesurée. Au-delà de 100 km/h, on retire 6 % de la mesure. L'amende n'est calculée que sur cette vitesse corrigée.
Concrètement : si le radar mesure 90 km/h, la vitesse corrigée est de 84 km/h. Si le radar mesure 120 km/h sur autoroute, la vitesse corrigée est de 112,8 km/h (120 moins 6 %, soit 112,8). Sur toutes les routes sauf l'autoroute, le radar ne se déclenche en outre qu'à partir de plus de 6 km/h au-dessus de la limite ; sur autoroute, à partir de plus de 6 % au-dessus de la limite.
Pourquoi la correction compte-t-elle pour votre amende ?
La correction fait souvent baisser l'excès de vitesse juste assez pour passer dans une catégorie inférieure, voire sous le seuil. Une mesure de 90 km/h dans une zone 70 devient 84 km/h après correction, soit 14 km/h de trop au lieu de 20. Cette différence peut influencer le degré de l'amende et la déchéance du droit de conduire.
Important : le procès-verbal doit mentionner explicitement la correction. S'il ne le fait pas, ou s'il applique une correction trop faible, cela peut constituer un motif pour contester votre amende.
Pas de correction sur votre PV : que faire ?
Un PV sans mention de la correction technique, ou avec une application qui s'écarte des règles, est un point d'attention classique lors d'une contestation. Nos avocats vérifient si la correction est correctement appliquée, et s'il existe d'autres motifs (calibration de l'appareil, signalisation, compétence du verbalisant).
Un doute sur votre dossier ? Mentionnez lors de votre envoi la vitesse mesurée et la vitesse autorisée, et indiquez la correction telle qu'elle figure sur le PV. Nous vous disons sous 24 heures s'il y a un motif pour contester l'amende.